
Ninine, que j'ai longtemps appellé ninine inch nails, en référence au groupe dont il est le contraire, swinge toujours...
ce disque qui sort en septembre est mûr comme une figue... mais si vous lisez ce livret longtemps après le sortie évidement ça ne veux plus rien dire.
Ceci dit les dates vous et moi on s'en fout, mais il n'empêche que ça sent bon la musique que l'on écoute dehors dans les derniers beaux jours d'un été 'sans soleil, d'ailleurs...). Quand la campagne etc... bla bla bla...
Les couleurs vives de l'automne et le joli pull-over qu'elle a mis pour la sortie
en forêt assorti aux rougeurs de ses joues quand vous lui soufflez à l'oreille des promesses un peu degueu, indescriptiblement bucoliques, promesses d'ailleurs qu'on a oublié
de faire au printemps, faute de mieux, faute de temps...
Et bien ce disque en est plein, de ces couleurs. Et j'dis pas ça pour fayoter et que Ninine me paye une blanquette ou des ris de veau avec un pichet de morgon avec pour finir une crème brûlée au hérisson d'Ardèche.
C'est du jazz parisien pur jus, à côté duquel les compositeurs de musique de film amerlo, à base de tour Eiffel et d'accordéon midi peuvent aller se rhabiller, ainsi que les Michel Legrand des beaux quartiers peuvent rengainer leur 2.5.1 tout pourri...
On a ici le son des pavetons et de la grisaille du ciel mauve et noir de Paris des ex-fortifs, mais pas celle de Bruant qui jouait pas un caramel...
Merci Patrick Saussois d'avoir produit cet album ! Je t'offre une entrecôte Bercy, pass'que Ninine ça veut dire Paris.